Fondation et Empire – Le cycle de Fondation tome 2 d’Isaac Asimov

Il n’y a rien à faire. Tout est déjà fait. L’Histoire est en marche.

Salut à toi, naufragé ! Ici, l’Explographe.

Aujourd’hui est un jour spécial, car nous partons en expédition !

C’est en me réveillant ce matin, la tête encore brumeuse d’une semaine de défonce ininterrompue sous mon masque de cheval, que j’ai remarqué ton état déplorable et par la même occasion, le mien. Comme à ton habitude, tu t’étais souillé de la pire manière possible et avais encore fait l’amour avec cette botte de paille que tu aimes tant. D’ailleurs, je pense qu’elle est bonne à jeter cette fois.

Passons-nous des détails si tu le veux bien.

C’est à ce moment précis, le soleil déjà haut dans le ciel et un bout d’écorce du Bénédictin encore en bouche, que j’ai réalisé que nous avions un problème d’addiction. Oui, je sais. C’est un choc.

Mais ose prétendre le contraire, naufragé. Regarde-toi, tu es une loque ! (Bon, moi aussi, mais ne détourne pas le sujet.)

C’est pour cette raison que j’ai décidé de partir explorer la jungle et entamer par cette nouvelle aventure une cure de désintoxication. Cela nous ferra le plus grand bien, du moins si on en revient vivant… Mais ne soyons pas défaitistes.

Pour fêter notre départ, j’ai une petite surprise. Fondation et empire d’Isaac Asimov, le deuxième tome du cycle de Fondation ! Et pour accompagner tout ça, une petite injection de Scopola… Ah, satanée addiction !

Titre : Fondation et Empire

Auteur : Isaac Asimov

Nombre de pages : 416

Ma note : 4/5

De quoi qu’on parle ?

 

Si tu n’as pas encore lu le premier tome, je t’invite à lire ma chronique à son sujet ici

Alors que l’Empire subit des crises de plus en plus fortes, la Fondation, elle, ne fait que croître en puissance grâce à ses marchants. #capitalismegame

Bel Riose, un brillant général de l’empire y voit une menace et un moyen de s’accaparer le trône impérial parce que voilà, c’est cool d’être le maître de l’univers.

Mais un mystérieux adversaire va faire son apparition et mettre la psychohistoire à rude épreuve. Son nom ? « Le Mulet ».

Oui, la traduction française a osé.

Non, je ne dirais rien. Même si l’envie m’en démange terriblement et que le manque de substance psychotrope dans mon sang n’arrange rien à l’affaire.

De où qu’on est ?

 

On est trop loin, naufragé. On flotte carrément dans l’espace sa mère, woooh. Les étoiles sont si lumineuses, on dirait des flocons de neige électrique…

Bon sang ! A-t-on déjà failli à notre désintoxication sans même pénétrer la jungle ?

Ah non, tu me fais signe que ce n’est qu’une simple crise d’hypoglycémie. Autant pour moi.

Je disais donc que nous nous trouvions dans l’espace, colonisé par l’humanité et plus ou moins fédéré par un empire sur le déclin. C’est de la science-fiction de base, la référence du genre, donc je ne vais pas tout te décrire, tu connais. Bon, je te fais quand même le pack débutant : vaisseaux, empire galactique, technologie en avance de ouf, même Apple ne comprend plus rien.

De qu’est-ce que j’en pense ?

 

Ce deuxième tome est clairement à la hauteur du premier. J’ai eu la bonne surprise de découvrir plus d’action et un scénario moins décousu, genre on ne saute pas de génération en génération à chaque nouveau chapitre.

Les jeux politiques sont toujours aussi fins et la Fondation prend chère. Le roman fait particulièrement la part belle aux combats et à la diplomatie militaire et j’ai pu plus m’attacher aux personnages. En effet, le récit ne se découpe qu’en deux parties.

Par contre, je ne sais pas si c’est la traduction, mais j’ai trouvé le style d’écriture parfois maladroit. Et le pire de tout, appeler le grand méchant « le Mulet ». Alors là, ta crédibilité en baston de rue se retrouve au niveau lâcheté en phase terminale avec un nom pareil. J’ai bien ri et puis une haine sourde m’a envahi lorsque j’ai compris que j’allais devoir prendre ça au sérieux.

Niveau personnages, j’ai bien aimé Bayta, l’héroïne « principale » (j’aime l’héroïne. Ah, foutue désintoxication !) Elle est intelligente, protectrice et a un caractère bien trempé. Le combo de base pour en faire quelqu’un d’attachant. Malgré ses doutes, elle finit toujours par relever la tête.

Le marchant Devers m’a également plus. Avec sa barbe et son attitude « je m’en bats les couilles, frère », il incarne l’antihéros malin, mais réaliste. Il a toujours un coup d’avance sur les autres et pilote son vaisseau comme personne.

Pour conclure, le twist final ouvre la voie pour le troisième tome et j’ai vraiment envie de savoir la suite. Si tu as aimé Fondation, tu aimeras Fondation et empire.

L’extrait express (si t’arrives à le dire cinq fois vite, tu gagnes une noix de coco) :

 

Les minuscules vaisseaux avaient surgi des profondeurs du vide interstellaire pour s’enfoncer aussitôt droit au cœur de l’armada. Sans tirer un seul coup de feu ni utiliser le moindre rayon d’énergie, ils se frayèrent un chemin à travers la zone encombrée d’appareils, puis poursuivirent leur route à toute allure, tandis que les mastodontes impériaux, lourds et maladroits, tentaient de faire demi-tour afin de les poursuivre. Deux éclairs silencieux scintillèrent dans l’espace, lorsque deux des petits engins furent désintégrés, puis le reste disparut.

Les grands vaisseaux fouillèrent l’espace puis reprirent leur mission et, monde après monde, la grande toile du Blocus continua de s’étendre.

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